Oeuvre

Peintures

Illustrations

Sculptures

Mon travail aux yeux d'autres artistes

Marcel Mazar
Il s’est fait tout seul , par le travail et l’observation sérieuse des mouvements de la peinture .
Sa sensibilité l’a conduit à s’exprimer par le tachisme , une gestuelle qui se manifeste par des projections de formes et de couleurs qu’il orchestre sur la toile .
On assiste alors à des jeux de matières colorées , de coulures et d’éclatements , qui créent un univers poétique et mystérieux qui interroge le spectateur.
Le tachisme qu’il propose évoque aussi parfois un réalisme inattendu qu’il maîtrise avec une grande sensibilité et beaucoup de rigueur .
Sa préoccupation se situe dans la recherche de sensations vrais , voulues et déterminées , il nous livre alors des surfaces peintes qui  parlent.
 
 
 
Eric Verhal
Dans le cas Pierre Pavoni on est devant une peinture élaborée et étudiée qui nous mène dans un monde inconnu qui attire et donne à réfléchir. 
L’essentiel de la peinture de Pavoni est à la base construction et déconstruction. Deux éléments contradictoires et essentiels qui forment le squelette du parcours à suivre.
Dans la construction et le plan élaboré de la peinture de l’artiste s’élève une structure puissante qui doit nous introduire dans l’oeuvre d’art. Les méthodes sont diverses et très inventives voir historiques et personnelles. Il prend la responsabilité d’être artiste très au sérieux ; il est parfaitement conscient de l’histoire qui le précède et des risques qui jalonnent le chemin à parcourir. Il est en même temps rigide et observant, sensible et méfiant. Il n’hésite non plus, après un long travail, à célébrer la destruction de son monde inventif. Il met sur pied une structure rigide, un sujet bien à lui : figures de jazz, femmes (femmes légères ?) et quelque part un paysage indéfini. Mais aussitôt mis sur pied, la destruction commence. Ce n’est pas encore ce que je veux, ce n’est pas encore au point, dit le peintre insatisfait avec une voix lointaine mais ferme. Son travail commence maintenant. Il retravaille la toile, efface, ajoute et ainsi de suite. Il prend l’ordinateur pour demander d’autres et de meilleures solutions. Finalement c’est l’artiste lui-même qui est obligé de décider. Pendant toute une vie faire et refaire. La composition est faite et aussitôt commence un travail de décomposition et de reconstruction. C’est un trajet pictural basé sur un schéma personnel et étudié, voire calculé si j’ose dire. Pour le spectateur, il est quasi impossible de ne pas s’interroger sur le génie de l’oeuvre présentée. En entrant dans ce monde, on découvre le chercheur, le compositeur et le constructeur. Il nous fournit les outils nécessaires pour comprendre cette grande aventure. La palette avec des couleurs vibrantes puis la composition finale et entière y sont intégralement liées et arrangées dans un ordre qui devient petit à petit un univers bien spécifique à l’auteur. La recherche qu’il effectue est fondée sur d’innombrables dessins, esquisses et ébauches. Il les exécute dans un ordre quasi spontané. L’inspiration dérive de son travail quotidien et de son observation du monde d’aujourd’hui. La construction solide ne lui suffit pas. C’est ce que Pavoni nous présente dans son oeuvre. Une construction minutieusement reconstruite. Sa peinture n’est pas en premier jet ; pas une ébauche non plus, mais une solide réflexion et une méthode élaborée. Réinventer, refaire est un slogan presque quotidien pour cet artiste cantalien ; tout le travail est effectué avec une connaissance profonde de la matière et une intuition remarquable. Il attaque des figures, des paysages et des motifs divers. Il nous introduit dans son propre univers semi obscure avec un trait lumineux et précis. On attend la prochaine exposition.